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| Le spécialiste des îles à la carte - Grèce & Cap Vert |
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GUIDE TOURISTIQUE A DESTINATION DES ILES GRECQUES : VOYAGE SUR L'ILE DE KEA
DESCRIPTIF, GEOGRAPHIE DE L'ILE DE KEA : L'île de Kea ou Tzia est l'île des Cyclades la pus proche du continent grec et de l'attique. D'une superficie de 131 km2 elle comprend en son milieu une longue chaine montagneuse qui traverse l'île dont le sommet le Profitis Ilias culmine à 568 mètres. Elle est parcourue de petites vallées fertiles aux champs séparés par des murets pierreux qui descendent vers la mer et finissent en criques sablonneuses. La capitale Ioulis est située au centre de l'île, sur le site de la ville antique, elle s'est développée au moyen âge dans ce lieu invisible de la mer et à l'abri des raids des pirates qui, à cette époque, sillonnaient la mer méditerranée. Trop proche du continent. Elle est seulement reliée régulièrement du port de Lavrio à la pointe de l'attique, et à l'île de Kythnos, donc un peu isolée des routes des ferrys classiques qui partent principalement du Pirée vers les autres Cyclades et sillonnent la mer Égée. Elle est ignorée des foules touristiques européennes et reste le lieu privilégié des vacances et fins de semaine Grecques. Les 2400 habitants se satisfont de cet état des choses, ils vivent de l'agriculture dans les deux principales vallées verdoyantes qui sont plantées d'oliviers, de vignes, d'amandiers et d'arbres fruitiers, de quelques chênes (quelques petites forêts de ci de là), de hauts cyprès et de plantations maraichères, mais aussi de la pêche et de l'élevage. Le tourisme grec donne de l'activité aux locations et petits hôtels familiaux, ainsi qu'aux restaurants traditionnels. MYTHOLOGIE, HISTOIRE DE L'ILE DE KEA : L'île aux origines se serait appelée Ydroussa (riche en eaux) et l'était habitée par des nymphes des sources qui permettaient que l'eau soit toujours abondante. L'île grâce à sa végétation était trop belle, si bien que les dieux devinrent jaloux de ce petit paradis. Ils envoyèrent un lion gigantesque pour faire peur aux nymphes pour qu'elles cèdent la place. Les nymphes s'enfuirent devant le danger, mais l'île avec le départ des nymphes perdit son eau et se dessécha. Kéo, fils d'Apollon et de la nymphe Rodoesis, envahit l'île avec son peuple « les locriens». Kéo fît construire un temple en hommage à Zeus et le dieu satisfait envoya la pluie, les nymphes des sources revinrent et l'eau recommença à couler. L'île changea son nom et devînt l'île du roi Kéo qui avait rapporté la pluie et la nouvelle fertilité, l'île sous ce nom commença à prospérer. L'île a été habitée dès le 3ème millénaire, époque de la civilisation cycladique, et de cette période existe un site archéologique situé au nord de l'île à Kephala. Cette civilisation a couvert une grande proportion des Cyclades entre 3200 et 2000 avant J.C. (âge du bronze). Les cités étaient en relations commerciales entre elles (Milos, Amorgos Naxos etc...) et les peuples avaient une culture commune qui est parmi les premières pour les îles Grecques. A partir de 2500 avant J.C les minoens ont commencé à prendre possession des îles des Cyclades et leur domination a continué jusqu'à l'extinction de cette première civilisation cycladique autour de 2000 avant J.C et l'assimilation complète par les minoens. Les minoens sont restés maîtres jusqu'à l'arrivée des mycéniens entre 1450 et 1300 avant J.C (éruption de Santorin Thera). Les mycéniens ont vu leur civilisation péricliter vers 1200 avant J.C Entre 1200 et 1000 avant J.C, des ioniens auraient été assimilés avec les peuples initiaux de l'île et l'origine des quatre cités importantes de l'île datent de cette période (Ioulis, Korissia, Piessa et Karthaia). Les informations sur ces siècles sont imprécises, l'arrivée des doriens en Grèce continentale vers 1000 avant J.C et leur implantation jusque dans les Cyclades entre 850 et 800 avant J.C marque le début d'une nouvelle période de civilisation grecque (période archaïque et géométrique). Vers le 8ème siècle avant J.C l'île devient une colonie de Erétria en Eubée. La grande sculpture archaïque du lion de Ioulis au sourire qui paraît énigmatique date de cette période (voir la mythologie de l'île de Kea). Au 7ème siècle, les quatre cités deviennent autonomes et se répartissent l'île. Les cités sont prospères et le demeureront pendant des siècles. Les marins de l'île participent à la fameuse bataille navale de Salamine qui voit la défaite des Perses, les cités de Kéa font partie de la ligue de Délos, ses soldats participent à la guerre du Péloponnèse et à l'expédition de Sicile qui marque la défaite d'Athènes. Après la défaite de Chéronée, comme les autres îles des Cyclades elle passe sous domination des ptolémées, puis des etoliens et des rhodiens avant que les romains ne s'emparent de toute la Grèce. Au 4ème siècle, l'île subit un tremblement de terre qui détruit la ville de Karthaia. L'île fait partie de l'empire byzantin mais après la chute de Constantinople en 1204 l'arrivée des francs et des vénitiens marque la ruine de l'île. Pendant quelques siècles l'île subit diverses occupations: vénitiens, lombards, duc de Naxos, pillages des catalans, reconquête des byzantins. Les infortunes de l'île se terminent vers 1538 après la prise de pouvoir des ottomans après les razzias de Barberousse sur les autres Cyclades. L'île restera sous domination ottomane et turque presque 300 ans (sauf pendant 4 ans entre 1770 et 1774 ou une escadre russe s'empare de quelques îles pendant la guerre russo-turque), et jusqu'à la révolution de 1821 pendant laquelle les hommes de Kéa eurent une participation active, elle devient membre du nouvel état grec après d'indépendance (proclamée en 1830). Pendant la première guerre mondiale, le bateau "le Britannic" coula entre les îles de Kéa et Makronissos, l'épave est toujours à la même place, elle fût explorée par le commandant Cousteau en 1975. A DECOUVRIR SUR L'ILE DE KEA : - Ioulis (Chora) : la capitale de l'île est située sur les hauteurs bâtie en amphithéâtre à l'emplacement de la ville antique. Elle a conservé intacte son architecture de village cycladique avec ses maisons blanches de 1 ou 2 étages (aux toits de tuiles comme Kythnos et contrairement aux autres îles des Cyclades), ses ruelles dallées qui passent sous les maisons avec des passages voutées, ses placettes ombragées, et de nombreuses petites églises qui datent des 17, 18 et 19èmes siècles. La mairie construite en 1902 est ornée de bas reliefs antiques (trouvés sur le site de Karthaia. Dans le quartier du Kastro vénitien (construit en 1210 environ en partie avec des pierres des murailles antiques et du temple d'Apollon), il reste quelques vestiges du moyen âge. Du sommet de la forteresse la vue permet de découvrir la mer, les rives et les montagnes de l'attique. A environ 1 km de Chora un lion colossal a été taillé dans la roche (il daterait de 700 à 600 avant J.C). Ce lion allongé d'une longueur de 9 mètres à l'expression souriante ferait référence au mythe de Kéa (voir ci-dessus). - Le musée archéologique de la ville regroupe les trouvailles faites sur l'île et principalement autour de Agia Irini dans le nord ouest de l'île (période cycladique 2800 à 2300 avant J.C) , statuettes de l'époque mycénienne, sculptures antiques et marbres des temples de l'époque classique. Sites Archéologiques : Les vestiges des villes anciennes sont au nombre de quatre (hors Ioulis): - Poiessa : la cité antique est située à environ 2 km au du d'Agia Marina au sud ouest de l'île, quelques ruines peu parlantes mais avec une petite crique de sable. - Karthaia : située au sud est de l'île à 12 km de Chora, la ville est demeurée prospère jusqu'à la période hellénistique avant d'être détruite par un tremblement de terre, il reste les ruines d'un théâtre, des temples d'apollon, de Déméter et Athéna, et des remparts. - Koressia : le port actuel de l'île est construit sur le site antique. Ont été retrouvés des restes du mur et dans la nécropole un kouros qui se trouve au musée archéologique d'Athènes et une copie au musée de Ioulis. - Agia Irini : site antique occupé depuis le cycladique (3000 avant J.C) quelques restes de murs de la forteresse de maisons et d'un temple, l'ensemble ne présente pas un grand intérêt sauf pour les spécialistes, le site aurait été détruit en 1420 avant J.C par un séisme (est-ce un contrecoup de l'explosion de l'île de Santorin qui a eu lieu à la même date?). Églises et monastères : -Agia Marina : construit au milieu du 16ème siècle autour d'une ancienne tour hellénistique conservée en partie sur 3 étages. - Moni Panagia Episkopi : situé au sud est de Ioulis, il reste une petite chapelle blanche au milieu de ruines. - Agios Simeon : à l'est de Kato Meria la petite église contient quelques fresques. - Panagia Kastriani : situé dans une région assez isolée à 16 km à l'est de Chora, le monastère attire beaucoup de pèlerins lors de la fête du 15 août car il garderait une icône miraculeuse. Plages : L'île possède beaucoup de belles plages et criques de sable : - Vourkari : petite station balnéaire avec tavernes de poissons. - Koundouros : un très beau golfe avec de nombreuses criques de sable dans toute la région. Koressia, Yaliskari, Otzias, belles criques près du site de Karthaia. |
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